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Les vieux papis
tout gris
Traînent leur
ennui.
L’œil tapi sous les
plis
Brille sans envie.
Les mains dans le
dos
Vieux sages en
manteau
Offrant leur
histoire,
Aux maigres
auditoires
Le drap qui les
habille,
Qui jamais ne
brille,
Est de gris, de
marron,
Ou pastel de ces
deux tons
Les yeux posés au
sol
De peur qu’on ne
leur vole
Les vieux papis
tout gris
N’aiment plus que
le gris
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Ils se foutent de
tout
Seul le vieux gris
matou
Avec son poil rare
Leur lève le regard
Les filles de la
télé,
Avec leur beaux
nénés,
Soulagent sans
conviction
Leur manque
d’affection
En attendant sereins
Le bout de leur
chemin
Ils pensent pour
oublier
Au rendez-vous
dernier.
En attendant, ils
regardent
La vie qui leur
chaparde
Le reste des beaux
jours
Avec si peu d’amour
24 janvier 2003 |