Poème de Denis

 

Ode à Sylvette

 

Dans ton regard bleu acier

J’ai vu passer une mobylette

C’était aux sources d’Arcier

Tu avais mis ta belle casquette

 

Ton visage s’est fermé

Tu as couru sur la chemin

Criant après cet étranger

En qui tu avais vu Lainlain

 

Lainlain sur sa mobylette

Qui fait des bonds, qui roule, qui pète,

Oui, c’est notre beau Lainlain

Qui s’en revient de bon matin

 

 

Sylvette couru si vite

Qu’elle en fit choir ses nouilles

Lainlain, jouant des coudes

La serra sur sa grosse boîte

 

Alors depuis ce jour,

Courant la nuit, le jour

A travers la plaine, ils sèment

Le blé de leur amour et s’aiment

 

Vivant partout leur bonheur

Remplit de cette saveur

Que seuls les amants

Donnent de tout cœur

Denis de la Grange Mathieu