Ô printemps, ton aube
naissante
Qu'accompagne une brise
frissonnante
Rosée du matin sur la
prairie,
Toi belle nature
engourdie,
Sous les rayons du
soleil,
Tu sors enfin de ton
sommeil ,
Comme une tendre
confidence.
Enfance, adolescence,
insouciance ...
Des rires et des pleurs ;
Un léger parfum de fleurs
;
Une frivole petite
averse,
Effleure en une caresse,
Les blanches clochettes,
Et les pâquerettes.
Naïveté de jeunes gens,
Rêvant de prince charmant
;
Fraîche douceur de
printemps.
Ô été, tes langoureuses
tiédeurs,
Enflamment et échauffent
les coeurs.
Avec le temps des
moissons,
Arrive les grandes
passions.
Les femmes que l'on
effeuille
Les arbres grossis de
leurs feuilles.
Voici les délices de
l'amour,
Dans les blés tout
autour.
Désir, plaisirs
consentis,
C'est la récolte des
fruits.
Sous la chaleur torride,
Quelques reproches
acides,
Apportent un gros orage,
Une scène de ménage ?
Une petite jalousie
éveillée,
N'empêche pas de s'aimer.
C'est le feu de l'été.
Ô automne, tes couleurs
mordorées,
Et tes fleurs un peu
fanées ;
Voici le moment de la
pluie,
Où tout espoir
s'évanouit.
La fin d'une passion,
Comme une déraison.
Vois-tu les larmes
ruisselées,
Sur les arbres dépouillés
;
Ce sont les premiers
tourments,
Nostalgie infiniment.
Mensonges, hypocrisie
?...
Les oiseaux quittent
leurs nids,
Et l'on assume,
Avec amertume.
Ton paysage dénudé,
Monotonie mouillée.
Mélancolique automne
doré.
Ô hiver, le froid, la
glace,
L'animation qui s'efface.
Regard sur une photo
jaunie,
Tout envahi de nostalgie.
La neige, la solitude,
Une question d'habitude.
Souvenirs et douleurs à
l'infini ;
Tout est mélancolie,
Tourments éternels.
C'est aussi Noêl,
La joie des enfants,
Le bonheur des
grands-parents.
Le temps de la sagesse,
Une tête blonde, une
caresse.
Au dehors tombe le
silence,
On se réchauffe et l'on
pense,
Dur hiver et sa violence.
Jeunesse !
Vieillesse !
Ô saisons qui
s'égrennent,
Printemps, été, automne,
hiver,
Joie, tristesse, amour et
haine.
L'existence n'est qu'un
mystère,
C'est ainsi,
C'est la vie ...