MAISON DE MON ENFANCE

Imposante, au milieu des bâtiments,

Ton mur de pierres s'étend infiniment ;

Langoureusement, tels des bonbons,

Accrochées à lui, les roses pompon.

 

Ta haute grille en fer forgé,

Au bout d'une cour gravillonnée.

Au fond du jardin, un poirier surplombait

L'autre côté de la rue qui s'animait.

 

Ta petite cabane de bois,

Ton potager était roi ;

Les fleurs mélangées offrant

Leurs doux effluves au printemps.

 

Tes marches en pierre,

Comme elles étaient fières.

Un aigle à la porte d'entrée,

Des deux étages habités.

 

Tes escaliers de bois cirés ;

Aussi ta chambre mansardée,

Regardant vers le ciel,

Comme je la trouvais belle.

 

Les poutres vermoulues de tes greniers ;

Le garage, et les caves dissimulées,

La petite buanderie,

Les anciennes écuries.

 

Il était pentu le grand pré,

Où l'hiver, l'on pouvait glisser.

Cette ferme, il m'en souvient,

Comme nous y étions bien.

Marie-Claude Palys