LE VIEUX PAYSAN

De ce vieil homme, il m'en souvient,

De son paquet de tabac brun,

Et tous ses gestes naturels.

Son chapeau ou sa casquette,

Couvraient des cheveux poivre et sel.

 

Son doux visage buriné,

Que le soleil avait halé.

Entre le pouce et l'index, il tournait,

Sa longue moustache jaunie qui remontait.

Le regard de ses petits yeux gris perçants,

Qu'il posait avec amour sur les enfants.

 

Il coupait l'herbe avec sa faux ;

Sur un râteau, l'avant bras appuyé,

Avec son mouchoir à carreaux,

Essuyait la sueur de son front ridé.

Courbé par le labeur, le poids des ans,

Il donnait à penser qu'il devait être grand.

 

Son honnêteté,

Était respectée.

Gentil et fier,

Même solitaire,

Il avait connu les deux guerres

Cet homme, c' était toi grand-père.
 

Marie-Claude Palys