AUTOMNE

 

L'horizon est de cendre,

Et l'on peut entendre,

Toutes les fines gouttelettes,

Glissées sur la murette.

 

Il tend ses bras gris,

Dénudés, sans vie.

Quelques feuilles safranées,

Tentent de s'accrocher.

 

Sur le sol meuble et mouillé,

Un léger tapis doré,

Dur, crisse sous le pas,

De l'homme passant là.

 

Vois, le grand platane!

Sous ce ciel diaphane,

Attend

impatient,

Son beau manteau blanc.

Marie-Claude Palys