APRES MIDI D'AUTOMNE

 

J'ouvre la porte de la maison

Et regarde au loin le vallon,

Enveloppé d'une brume épaisse

A grands pas , je m'empresse,

Marche sur le sentier,

M'attarde près du noyer ;

Quelques noix à ramasser ?

Cachées sous la terre mouillée....

 

Le chaton derrière moi,

Sautille près du bois.

Je remonte le chemin,

Tourne autour du bassin,

Légèrement sali,

Par les feuilles noircies.

Triste et monotone

Journée d'automne.

 

Les fleurs sont fanées

Le petit bois dépouillé.

Les roses et leurs derniers boutons;

On ne voit plus le vallon.

L'herbe est jaunie,

La terre est alanguie,

Le ciel cendré

La nuit va tomber.

 

Je remonte vivement l'escalier,

Je frissonne, il est temps de rentrer

La porte lourdement refermée,

Je m'installe sur le canapé.

C'est un dimanche d'automne

Triste et monotone.

Marie-Claude Palys